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Golden Afrique Vol. 2

Various

Golden Afrique Vol. 2 - Musik CD bestellen Commencé dansl’album « Golden Afrique I », les éditeurs de ces deux albumspoursuivent leur voyage dans la nostalgie musicale de l’Afrique del’ouest francophone des années soixante-dix .
Nous arrivonsmaintenant au Congo, la patrie de la rumba, où encore plus que partoutailleurs sur le continent, la musique et la danse se sont révéléesindispensables à l’amélioration de la qualité de vie. A de nombreuxégards, la musique représenta un aspect essentiel de la vie politique,culturelle et sociale du Congo. Lorsque les guitares électriques et lesstudios d’enregistrement firent leur arrivée dans l’ancien Congo belge,introduits par de dynamiques créateurs d’entreprises européens, celareprésentait dans la vie quotidienne quelque chose de beaucoup plusqu’un simple fond sonore. Les techniques de jeux sur la guitare pincéehautement appréciées, les rythmes irrésistibles, les sublimes harmonieset un sentiment d’euphorie guère refoulé ont fait de la rumbacongolaise un des plus grands genres de la musique de danse du monde.En Occident et dans d’autres pays africains en dehors du Congo, lamusique était connue sous le nom de soukous, alors qu’au Congo, on ladénommait seulement rumba. Comme le disait souvent le grand maîtreFranco Makiadi, la musique de la rumba va du Congo à Cuba dans lescœurs et dans les souvenirs des esclaves qui furent déportés là-bas.
Desdécennies plus tard lorsque, après la deuxième guerre mondiale,l’Afrique commença à écouter la musique de danse et le son cubains, lepublic fut enthousiaste, découvrant par là quelque chosed’essentiellement africain. Cela ne surprend donc pas que dans denombreux coins de l’Afrique, les musiciens se soient réappropriée'leur' musique et personne n’y réussit aussi bien que les Congolais.Epicée par les guitares amplifiées et des sections de cuivres dans latradition de la soul, cette musique conduite par le rythme imprima sonempreinte à l’Afrique du milieu des années cinquante et continua àprendre de l’ampleur dans les décennies suivantes. A cette époque, laguitare était l’instrument de base africain (la guitare a étéintroduite au 16è siècle par des voyageurs portugais et les musiciensde Léopoldville l’utilisèrent pour imiter le son du traditionnellikembe ou sanza).
La rumba était même à cette époque un termegénéral comprenant d’autres styles latino et afro-cubains comme le son,le merengue, le pachanga, le cha cha cha, la biguine ou le boléro.
Ilss’alternèrent ou se fondirent avec les dancebeats populaires locauxcomme la maringa, l’agbwaya et le soukous. Parfois parallèlement,d’autres danses traditionnelles furent ranimées comme curiosités popfrisant parfois la folie. Il y eut aussi de nombreuses influencesmusicales venues d’autres pays africains comme la musique high life, lamusique palm wine, le gombe ainsi que d’autres rythmes et styles deguitare ouest-africains qui marquèrent le Congo du début des annéescinquante de manière décisive. Des éléments de différentes musiquesinternationales diffusées par la radio ou par les disques furent repriscomme les chansons françaises, la polka allemande et polonaise, le jazzet le swing américain et plus tard des groupes beats anglais.

Larumba congolaise fut immédiatement adoptée par d’autres pays africainsgrâce aux radios panafricaines et à un réseau de maisons dedistributions bien inspirées (du moins en ce concerne le côtécommercial, si ce n’est le coté culturel) qui vendirent les droits surles œuvres des grands artistes dans tous les coins du continent.L’influence de la rumba congolaise se répandit du plus petit coin del’Afrique de l’Ouest jusqu’aux îles de l’Océan Indien de la côte del’Afrique de l’Est. C’est la seule musique africaine qui ait touchéautant de cultures et qui ait su dépasser les frontières des langues,nationalités, classes sociales, âges, ethnies devenant ainsi unphénomène panafricain.
Deux grandes écoles de la musique congolaiseont marqué cette époque : l’African Jazz fondée en 1953 par JosephKabalese dit « Le Grand Kalle » et OK Jazz, fondée et dirigée parFranco Luambo Makiadi en 1956. Bien que de style musical différent, ungrand nombre de musiciens furent attirés par les deux écoles. OK Jazzsurvécut à African Jazz de quelques décennies et réussit même àatteindre le 21è siècle.

Au début des années soixante, quelquesmusiciens pionniers, dont certains sont présentés ici, sortirent deleurs frontières cultuelles et apportèrent la musique dans les toutesparties de la diaspora noire ; de Ryco Jazz en Afrique de l’Ouest, dansles Antilles françaises et en France dans les années soixante enpassant par Fan Fan en Afrique de l’Est anglophone et dans l’Europe desannées soixante-dix et quatre-vingt jusqu’au au plus internationald’entre eux – Sam Mangwana qui vécut dans presque douze pays différentsrépartis sur trois continents. Dans les années quatre-vingt etquatre-vingt-dix, la musique congolaise atteignit le premier rang dumarché grandissant des musiques du monde, en tout cas si l’on considèreles chiffres de ventes mondiaux.
Allant uniquement bien au-delàd’une folie de musique pop, la musique congolaise est fondée sur unfort héritage culturel en relation directe avec son passé datant bienavant les années soixante. Il existe bien entendu deux Congos, mais lepays dont la musique a contribué le plus au bonheur du monde estl’ancien Congo belge, ex Zaïre, aujourd’hui connu sur le nom deRépublique Démocratique du Congo ou DRC. La capitale Kinshasa(autrefois Léopoldville) profita pendant de nombreuses années de saréputation d’être une des villes les plus musicales du monde. Voisinedirecte située exactement en face sur le coté nord du fleuve Congo, setrouve l’ancienne colonie française, maintenant République du Congo,plus connue sous le nom de Congo-Brazzaville. Originaires de cetterégion, une grande quantité d’extraordinaires musiciens sont aussidevenus célèbres même si leur réputation s’est faite en collaborationavec leurs cousins de Kinshasa.

Lareconnaissance internationale de la musique congolaise est étroitementliée avec la qualité rythmique et poétique de la langue lingala etl’emphase de la guitare des parties improvisées, connue sous le nom desebene. Le lingala est une langue tonale, décrite comme une « languequi chante d’elle-même ». Elle n’appartient à aucune ethnieparticulière, mais s’est développée comme langue commerciale etmilitaire comprenant des éléments similaires ou venus des différentsdialectes locaux. Les parties chantées de la majorité des compositionscongolaises sont d’une extraordinaire grâce et beauté. Et cependant,c’est le sebene, l’élément vital, qui produit l’enthousiasme sur lespistes de danse, c’est par lui que le pouls s’accélère et que lesguitares attaquent une très longue jam improvisée qui se développejusqu’à une apothéose euphorique.

Les titres offerts par cetteproduction contiennent quelques-uns des meilleurs exemples de la rumbacongolaise et quelques trésors moins connus mais qui sont nos favorispersonnels. Chaque génération est arrivée au point oùl les gensregardent rétrospectivement l’"âge d’or", ou la "Belle époque" où toutétait beaucoup mieux que ce matériel de troisième classe copié que lesjeunes d’aujourd’hui écoutent faute de mieux. Cette époque vient versnous tous. Et pour nous, éditeurs de cette publication, il sembleévident que le grand moment de cet "âge d’or" se situe au milieu desannées quatre-vingt, lorsque nous écoutions nous-mêmes cette musique endirect, et à partir de là, nous sommes remontés dans cette époque. Nousnous sommes volontairement abstenus de publier les nouvellesgénérations de musiciens qui se sont déjà bien établis dans des groupescomme Zaiko Langa Langa, Stukas et les bands produits et dirigés parVerckys. Poursuivre dans cette direction aurait signifié un voyagebeaucoup plus grand et n’aurait alors plus correspondu à l’objectif decette collection.
Ceci est donc une vue personnelle, même s’ils’agit en fait de trois points point de vue, sur l’âge d’or de lamusique congolaise. Ce qui est tout à fait certain, c’est que lespremiers morceaux sont absolument des hymnes du genre.

article # 29076


The tracks and the artists:


CD1


1

Franco Sam Mangwana

Cooperation

2

Nyboma

Doublé - Doublé

3

J. Kavasele

Africa Mikili

4

J. Kavasele

Independent Cha cha

5

Franco O. K. Jazz C. Fe.

Saluwangi

6

Franco Sam Mangwana

Vamos para

7

Bantous de la capitale

Machette

8

Franco 56 - 57

Lina

9

Franco 56 - 57

Tscha Tscha de mi Amor

10

Dr. Nico

Exhibition dechaud

11

Dr. Nico

Pauline

12

Tiers Monde Coop

Bawayo





CD2


1

Fan Fan

Pele Odidja

2

Ry-Co Jazz

Mabo Ry-Co

3

Ngoma 48-60

Camille Feruzi - Cha Cha Bay

4

Ngoma 48-60 Leon Bukasa

Bib Yangu

5

Mpongo Love

Ndaya

6

Le Likembé Geant

Bika Nzanga

7

Rocheraru Sammangwana

Como Bacalao

8

Tabu Ley

Mazé

9

Ngoma Souven. Manu Dibangu

Ekedy

10

Ngoma

Mu Nzila

11

Nyboma

Mami yo

12

Taby Ley

Aon-Aon

13

Feruzi

Kahagwe

14

Lucie Eyenga

Yaka Mama

15

M D'Oliveira

Basi Banos tapale