Les musiques

Par pays

  • 1-01 Franco & Sam Mangwana
  • 1-02 Nyboma
  • 1-04 Joseph Kabasele & Africa
  • 1-05 Franco & O.K. Jazz
  • 1-10 Docteur Nico
  • 2-01 Mose Se Sengo "Fan Fan"
  • 2-02 Le Ry-Co Jazz
  • 2-09 Manu Dibango
  • 2-11 Nyboma
  • 2-14 Lucie Eyenga

Golden Afrique Vol. 2

Commencé dans l’album « Golden Afrique 1», les éditeurs de ces deux albums poursuivent leur voyage dans la nostalgie musicale de l’Afrique de l’ouest francophone des années soixante-dix . Nous arrivons maintenant au Congo, la patrie de la rumba, où encore plus que partout ailleurs sur le continent, la musique et la danse se sont révélées indispensables à l’amélioration de la qualité de vie. A de nombreux égards, la musique représenta un aspect essentiel de la vie politique, culturelle et sociale du Congo. Lorsque les guitares électriques et les studios d’enregistrement firent leur arrivée dans l’ancien Congo belge, introduits par des créateurs d’entreprises européens très dynamiques, cela représentait dans la vie quotidienne quelque chose de beaucoup plus qu’un simple fond sonore. Les techniques de jeux sur la guitare pincée hautement appréciées, les rythmes irrésistibles, les sublimes harmonies et un sentiment d’euphorie guère refoulé ont fait de la rumba congolaise un des plus grands genres de la musique de danse du monde. En Occident et dans d’autres pays africains en dehors du Congo, la musique était connue sous le nom de soukous, alors qu’au Congo, on la dénommait seulement rumba. Comme le disait souvent le grand maître Franco Makiadi, la musique de la rumba va du Congo à Cuba dans les cœurs et dans les souvenirs des esclaves qui furent déportés là-bas. Des décennies plus tard lorsque, après la deuxième guerre mondiale, l’Afrique commença à écouter la musique de danse et le son cubains, le public fut enthousiaste, découvrant par là quelque chose d’essentiellement africain. Cela ne surprend donc pas que dans de nombreux coins de l’Afrique, les musiciens se soient réappropriée 'leur' musique et personne n’y réussit aussi bien que les Congolais. Epicée par les guitares amplifiées et des sections de cuivres dans la tradition de la soul, cette musique conduite par le rythme imprima son empreinte à l’Afrique du milieu des années cinquante et continua à prendre de l’ampleur dans les décennies suivantes. A cette époque, la guitare était l’instrument de base africain (la guitare a été introduite au 16è siècle par des voyageurs portugais et les musiciens de Léopoldville l’utilisèrent pour imiter le son du traditionnel likembe ou sanza). La rumba était même à cette époque un terme général comprenant d’autres styles latino et afro-cubains comme le son, le merengue, le pachanga, le cha cha cha, la biguine ou le boléro.

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